- Ce qu'est le RCS et ce qu'il exige d'une entreprise étrangère
- Quel type de traduction le RCS accepte-t-il
- Documents nécessitant une traduction et points de vigilance
- Apostille : quand est-elle nécessaire
- Comment M21Global accompagne l'ouverture de filiales en France
- Services Associés
- Questions Fréquentes
Ouvrir une filiale en France implique une inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), géré par les greffes des tribunaux de commerce. Le processus requiert la production de documents sociaux étrangers traduits en français. La qualité de ces traductions conditionne directement la fluidité du traitement par le greffe.
Ce qu'est le RCS et ce qu'il exige d'une entreprise étrangère
Le RCS est le registre central des entreprises en France, administré au niveau local par les tribunaux de commerce. Toute entité étrangère souhaitant établir une succursale (sans personnalité juridique propre) ou une filiale (dotée d'une personnalité juridique distincte) sur le territoire français doit fournir des documents attestant l'existence légale de la société mère dans son pays d'origine.
Pour une société portugaise, les documents habituellement demandés comprennent :
- Extrait du registre du commerce (certidão permanente ou équivalent)
- Statuts consolidés
- Procès-verbal de la délibération approuvant l'ouverture de la filiale et désignant le représentant légal en France
- Procuration accordée au représentant, le cas échéant
- Pièces d'identité des gérants ou administrateurs
Tous les documents rédigés en portugais doivent être accompagnés d'une traduction en français. Le RCS n'accepte pas les documents bilingues non certifiés.
Quel type de traduction le RCS accepte-t-il
La question de la certification des traductions est celle qui retarde le plus souvent le processus. Le RCS exige, en règle générale, des traductions réalisées par un traducteur assermenté, c'est-à-dire inscrit sur la liste officielle d'une cour d'appel française. Ces traductions ont valeur probante devant les autorités administratives et judiciaires françaises.
Il convient de distinguer trois types de traductions :
- Traduction simple : réalisée par n'importe quel traducteur, sans certification. Elle n'est pas acceptée par le RCS pour les documents sociaux.
- Traduction certifiée conforme (étrangère) : accompagnée d'une déclaration du traducteur attestant la fidélité de la traduction. Elle peut être admise dans certains contextes administratifs hors de France, mais ne remplace pas l'assermentation exigée par le RCS.
- Traduction réalisée par un traducteur assermenté : effectuée ou validée par un traducteur inscrit sur la liste officielle d'une cour d'appel française. C'est le standard requis par le RCS.
Concrètement, la société étrangère doit faire appel à un prestataire disposant d'un accès à des traducteurs assermentés ou d'un réseau établi en France. Un traducteur basé à l'étranger peut détenir l'assermentation française, mais cela doit être vérifié au cas par cas.
Certains greffes acceptent également des traductions accompagnées d'une apostille, lorsque le document original a été authentifié selon la Convention de La Haye. Cette situation concerne principalement les actes notariés. Il est recommandé de confirmer les exigences précises auprès du greffe du tribunal de commerce de la circonscription où la filiale sera immatriculée, car les pratiques peuvent varier.
Documents nécessitant une traduction et points de vigilance
L'extrait du registre du commerce étranger est le document le plus directement comparable au extrait Kbis français. Sa traduction doit restituer avec exactitude la dénomination sociale, l'objet social, le capital, le siège et les pouvoirs des représentants. Toute divergence entre le document original et la traduction peut susciter des réserves au greffe et suspendre la procédure.
Les statuts consolidés méritent une attention particulière. Il s'agit d'un document technique et juridique à la terminologie précise. Une traduction insuffisante peut introduire des ambiguïtés sur la gouvernance de la société ou les pouvoirs de représentation.
Autres points à surveiller :
- Dates et formats : en France, les documents légaux écrivent généralement le mois en toutes lettres. La traduction doit respecter ces conventions.
- Dénominations des organes sociaux : des termes comme « gérant », « administrateur unique » ou « conseil d'administration » ont des équivalents spécifiques en français qui ne sont pas interchangeables.
- Numérotation des articles et renvois internes : dans les statuts, les renvois à des articles précis doivent correspondre à la numérotation du document original.
- Validité des extraits : le RCS peut rejeter des extraits de plus de trois mois. Il convient de vérifier la date avant de commander la traduction.
Si la société a déjà effectué des démarches d'immatriculation sur d'autres marchés, la logique documentaire est comparable, mais les exigences de certification en France sont spécifiques et ne doivent pas être assimilées à celles d'autres pays.
Apostille : quand est-elle nécessaire
L'apostille de la Convention de La Haye authentifie l'origine d'un document public, mais ne certifie pas sa traduction. La France et le Portugal sont tous deux signataires de la Convention, ce qui permet la reconnaissance mutuelle de l'apostille.
Pour les actes notariés portugais accompagnant le dossier d'immatriculation (par exemple, une procuration authentifiée par notaire), le RCS peut exiger une apostille sur le document original avant d'en accepter la traduction. Pour les extraits du registre du commerce émis par des entités publiques, l'apostille n'est pas toujours obligatoire. La pratique du greffe concerné doit être confirmée avant d'engager les démarches.
L'apostille est délivrée au Portugal par l'autorité compétente selon le type de document : pour les actes notariés, par la Chambre des Notaires ; pour les actes judiciaires, par le tribunal émetteur ; pour les extraits du registre du commerce, par la Conservation du Registre du Commerce.
Comment M21Global accompagne l'ouverture de filiales en France
M21Global travaille sur la paire linguistique PT-FR en contexte juridique et commercial depuis plus de 20 ans, avec plus de 300 millions de mots traduits et une présence directe en France. Le service de traduction pour les entreprises intègre des flux de traduction certifiée ISO 17100, avec révision indépendante et gestion de projet dédiée, adaptés aux exigences documentaires du RCS.
Pour les dossiers soumis à des délais liés à la constitution de la filiale, l'équipe peut adapter le calendrier de livraison et conseiller sur les exigences de certification applicables au greffe concerné. Demandez un devis pour votre procédure d'immatriculation en France sur m21global.com.
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Questions Fréquentes
Le RCS accepte-t-il des traductions certifiées par des traducteurs étrangers ?
En règle générale, le RCS exige des traductions réalisées par des traducteurs assermentés, inscrits sur les listes officielles des cours d'appel françaises. Une traduction certifiée par un traducteur étranger ne disposant pas de cette inscription peut ne pas être acceptée. Il est conseillé de vérifier les exigences auprès du greffe compétent avant de lancer la procédure.
Une apostille est-elle toujours obligatoire pour les documents étrangers présentés au RCS ?
Non, pas systématiquement. L'apostille est généralement requise pour les actes notariés, mais peut ne pas être obligatoire pour les extraits du registre du commerce. Les pratiques varient selon le greffe. Il est recommandé de vérifier les exigences spécifiques avant d'engager les démarches.
Quelle est la durée de validité des extraits du registre du commerce acceptés par le RCS ?
Le RCS tend à rejeter les extraits datant de plus de trois mois. Il est conseillé d'obtenir l'extrait peu avant la date de dépôt du dossier et de commander la traduction sans délai.
Combien de temps prend la traduction des documents pour le RCS ?
Le délai dépend du volume et de la complexité des documents, de la nécessité d'une certification et de la disponibilité du traducteur assermenté. Pour un ensemble standard de documents sociaux, le délai moyen est de trois à sept jours ouvrés. Des délais plus courts peuvent être négociés en cas d'urgence.
Peut-on utiliser la même traduction des statuts pour le RCS et pour d'autres organismes français ?
Oui, à condition que la traduction ait été réalisée par un traducteur assermenté et que les statuts originaux n'aient pas été modifiés depuis. Si les statuts sont mis à jour, la traduction doit refléter la version en vigueur.



